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De l’herbe cet été ?

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Semaine 27 - La canicule de la semaine passée n’a eu que peu d’effets pour le moment sur les croissances de l’herbe.

Une croissance élevée pour la saison

La Région connaît encore des niveaux élevés de croissance pour la saison avec 59 kg MS/ha/jr en moyenne. Ils peuvent s’expliquer en partie, par un épisode caniculaire peu ressenti sur le littoral et des épisodes pluvieux importants sur une partie de l’Orne en début de semaine.

L’adaptation : le maître mot pour la gestion de l’herbe…

Avec une portance obtenue tôt en saison, un démarrage de la pousse tardif et un pic de croissance en juin, la réactivité était nécessaire pour exploiter de l’herbe de qualité cette année. Cela confirme que s’adapter chaque année aux conditions de pousse est une qualité essentielle pour l’exploitation de l’herbe.

L’adaptation à long terme avec le changement climatique

Le projet CLIMALAIT a présenté l’évolution des conditions climatiques sur les 100 prochaines années et les conséquences sur les ressources fourragères. Avec une augmentation prévue de 2 à 4°C d’ici la fin du siècle, la mise à l’herbe devrait être plus précoce (vers le 1er mars) et les épisodes de stress thermique s’accentueraient en nombre et en intensité en période estivale.

L’enjeu sera donc d’exploiter l’herbe précocement et tardivement en saison. Des chemins de qualité seront à aménager. Pour les périodes estivales, les réflexions devront tourner autour de l’ombrage et l’abreuvement dans les parcelles et/ou de la ventilation des bâtiments.

Témoignage

GAEC Marguerite à Feings (61)

La météo du printemps a permis de bien commencer la saison de pâturage, avec des hauteurs d’herbe en entrée de parcelles correctes et peu de refus. Ça s’est compliqué dernièrement parce que les créneaux météo pour pouvoir faucher sans risque ont été rares début juin. Nous avons donc fauché plusieurs parcelles d’un coup, et cela complique le pâturage : nous oscillons entre excès et manque de stocks sur pieds. L’herbe pousse mais il faut pouvoir l’exploiter au bon stade !

La surface de pâturage a également été diminuée car nous n’avons pas encore pu faire pâturer deux parcelles, à cause de présence de gravillons sur la route suite à des travaux. Nous ne voulions pas risquer de voir les vaches souffrir de problèmes de pattes.

La semaine dernière nous avons remis un ballot d’enrubannage à disposition des animaux, pour anticiper la baisse de croissance liée à la chaleur. Nous allons sûrement devoir commencer à soigner un peu plus pour nous adapter à la baisse de croissance de l’herbe. La réintroduction des deux parcelles nous permettra de l’autre côté de la route nous aidera à ralentir la vitesse de rotation.

 

Emilie TURMEAU - ELVUP