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Echange parcellaire

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Echanger ses parcelles pour économiser

L’agrandissement des structures a engendré un phénomène de dispersion et de morcellement du parcellaire. Les trajets se multiplient et les coûts associés augmentent. Parcourir plusieurs kilomètres pour aller exploiter des parcelles est de plus en plus fréquent.

Ces coûts ne sautent pas forcément aux yeux, et pourtant, dans un contexte de hausse des charges liées à l’énergie (+130% entre 1990 et 2009 selon une étude de l’ADEME), une attention particulière doit être portée aux économies liées à ce poste. Une des possibilités proposée aujourd’hui aux exploitants consiste à revoir la structuration de leur exploitation : l’échange parcellaire le permet, pour économiser du carburant et gagner en productivité

  • L’éloignement : un coût réel pour l’exploitation
  • Economiser de l’énergie, c’est aussi gagner du temps !
  • Un échange parcellaire, oui, mais lequel ?
  • Un guide des échanges parcellaires

L’éloignement : un coût réel pour l’exploitation

En dehors des dangers potentiels que peuvent représenter les engins agricoles sur la route et des nombreux obstacles (aménagements de voierie) auxquels ils doivent faire face, les kilomètres qui séparent le corps de ferme des parcelles représentent un coût financier important. Pourtant, c’est seulement en arrivant à la parcelle que le travail productif commence ! Le trajet parcouru est une charge financière sans contrepartie de recettes et du temps perdu.

Ainsi, exploiter une parcelle de 10 hectares de maïs située à 10 km plutôt qu’à 2 km des bâtiments équivaut à une dépense de 2500 euros par an (somme des transports et déplacements nécessaires à l’exploitation de cette parcelle), conclut une étude des Chambres d’agriculture de Normandie.

Lors d’un échange effectué dans le Calvados à l’été 2012, dans le cadre de l’action d’animation soutenue par le Conseil général, une simulation a été faite pour une culture de maïs sur une parcelle de 10 ha. Pour l’épandage de 40 bennes de fumier pendant l’année, l’exploitant économisera 2 km de trajet aller-retour pour mener le fumier à sa nouvelle parcelle issue d’un échange avec un voisin, soit un gain de 80 km mais aussi une économie de 40 allers-retours à travers le bourg. En ajoutant les autres trajets (labours, semis, traitements divers et récolte) et avec une consommation moyenne de 0,5 l de fioul/km, il économisera au final 170 km et 85 litres de carburant dépensés sur la route.


Economiser de l’énergie, c’est aussi gagner du temps !

Parmi les premières expériences réalisées, certaines ont eu pour effet de transformer complètement le travail quotidien de l’exploitation.

Lors d’un échange dans la Manche, là où 2 personnes étaient nécessaires pour conduire les vaches laitières aux pâtures, 2 fois par jour, de mi-mars à mi-novembre (45 minutes à chaque fois), aujourd’hui, chaque conduite du troupeau ne mobilise plus qu’une seule personne pendant 15 minutes. «Au total, nous avons gagné 2h30 par jour, ce qui représente 600 heures par an et une diminution de plus de 80 % du temps de travail consacré à cette tâche quotidienne» souligne l’exploitant concerné. «De plus, la sécurité s’est également nettement améliorée car les vaches n’empruntent plus aucune route».

Dans l’Eure, un échange parcellaire entre 3 exploitants a permis à l’un d’entre eux, éleveur laitier, de regrouper son parcellaire autour du corps d’exploitation

(en vert sur le plan) 4 propriétaires ont été impliqués dans les échanges en propriété. Les pâtures se retrouvent accessibles depuis le bâtiment : l’herbe est ainsi valorisée directement par les troupeaux, permettant ainsi l’économie des travaux de récolte et transports. L’herbe pâturée est aussi une source d’économie de concentrés. La mairie a apporté son soutien au projet, qui là aussi, a supprimé le déplacement de troupeaux dans le village.

La distance entre le corps de ferme et la parcelle est un critère important mais ce n’est pas le seul … En adaptant la géométrie et la superficie des parcelles, l’échange parcellaire permet d’optimiser les pratiques. Par exemple, entre deux parcelles de 3 hectares, l’une en pointe, l’autre rectangulaire, les temps de travaux à l’année varient de plus de 15% sur une culture de maïs.


Un échange parcellaire, oui, mais lequel ?

En location ou en propriété, il est possible d’échanger sa terre. Pour cela, différents types d’échanges sont possibles : en propriété, entre fermiers ou simplement en jouissance. Les échanges entre propriétaires peuvent être pris en charge jusqu’à à 80 % HT (frais de notaire, géomètre et hypothèques). L’échange entre locataires n’engendre pas ces frais et peut être mis en place très rapidement. Il suffit d’informer le propriétaire du projet d’échange parcellaire.


Un guide des échanges parcellaires

Soutenues par la région Basse Normandie, les Chambres d’agriculture de Basse Normandie ont édité un guide consacré aux échanges parcellaires.

Le guide, très complet, permet de connaître l’ensemble des gains possibles à la suite d’un échange, les différents types et la procédure, le tout accompagné d’un point juridique sur les formalités à remplir. L’ouvrage est également illustré de nombreux exemples d’échanges mis en place sur en Normandie.


Pourquoi pas vous ?

Si vous vous posez des questions, si vous avez des idées d’échanges, n’hésitez pas à contacter les Chambres d’agriculture de Normandie :

  • Calvados : Maud Quetelet Renon, 02 31 70 25 00
  • Manche : Sylvain Lebain, 02 33 06 49 90
  • Orne : Delphine Duclos, 02 33 31 47 75
  • Seine Maritime : Christian Dejour, 02 35 59 47 20
  • Eure : Sandrine Vandenabeele : 02 32 78 80 19

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