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Conduire un pâturage rationnel

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Depuis 2010, François ROULLAND travaille sur l’optimisation du pâturage de ses vaches laitières. Grâce à l’aménagement de ses parcelles (chemin d’accès, abreuvement, croisement de race…), il arrive à nourrir ses vaches uniquement à la pâture pendant 3 mois, ce qui est appréciable !

L’origine du projet

Avant de passer en AB, mes animaux ne sortaient quasiment pas. En 2010, je produisais 35 ha de maïs et j’avais 48 ha de prairies, dont 13 ha de pâture pour les vaches. Aujourd’hui, je ne produis plus de maïs et j’ai 117 ha de prairies, dont 38 ha de pâturage pour mes vaches traites (30 ares/vache). Ces 38 ha sont divisés en 31 paddocks d’1 jour, de 1.28 ha en moyenne. En passant progressivement d’un système basé sur le maïs ensilage à un système herbager, plus on avance, plus les silos sont petits, mais plus il y a de foin… on n’est pas habitué !! Cette année, j’ai réussi à nourrir mes vaches uniquement à la pâture pendant 3 mois, c’est très appréciable ! Je souhaiterai, d’ici 2 ans, disposer de 60 ha de pâturage pour mes vaches laitières.

Pour optimiser le pâturage de mes vaches, j’ai dû d’abord me former : j’ai suivi des formations, dont une en Grande Bretagne, où des troupeaux de 400 vaches sont nourris uniquement à la pâture une grande partie de l’année !! On a toujours de bonnes raisons de ne pas développer le pâturage, mais bien pâturer, cela s’apprend ! En adaptant notre système, pâturer plus, c’est possible et pas si compliqué… ».

 

Mise en œuvre

« Pas de pâturage sans accès ! J’ai aménagé 1 000 m des chemins d’accès en dur, avec du calcaire broyé, et 600 m de chemin en terre. Mes chemins font 3,50 m de large.
J’ai ensuite installé des clôtures fixes et placé un abreuvoir au milieu de chaque paddock. Les abreuvoirs sont alimentés par un réseau enterré (sous les accès aux paddocks) ou aérien (le long des chemins). Lorsque j’ai besoin de subdiviser les paddocks, j’utilise des piquets mobiles, ce qui facilite la gestion du pâturage mais aussi la fauche. »

Chaque paddock dispose d’une entrée et d’une sortie pour limiter l’impact du piétinement.

Pour l’aménagement, il faut compter 950 €/ha

80% du coût pour les chemins, le reste pour les clôtures, abreuvoirs, et compteurs d’eau.
«Aujourd’hui, je pratique le croisement de race, pour alléger mes vaches et améliorer leur rusticité. J’ai commencé par croiser mes Prim’Holstein avec de la Brune des Alpes, mais cela engendrait de grosses vaches. Aujourd’hui, mon croisement est le suivant : Prim’Holstein x Rouge norvégienne x Jersiaises danoises (la Jersiaise est une vache de petit gabarit, qui valorise très bien l’herbe).

J’implante des prairies multi-espèces, composées de plusieurs graminées et de plusieurs légumineuses, auquel j’ajoute du plantain et de la chicorée.

J’utilise un herbomètre et un outil de gestion du pâturage. La mesure de l’herbe, sur l’ensemble de mes paddocks m’aide à savoir si je dois complémenter mes vaches à la pâture, ou si au contraire je dois débrayer une parcelle pour pouvoir la faucher.

De plus, les mesures entrée/sortie d’herbe que je fais sur chacune de mes parcelles me permettent d’évaluer la productivité de mes prairies, et de renouveler au besoin les moins productives. »

L’idée, c’est de ne jamais me faire déborder par l’herbe, et de maintenir une bonne productivité de mes prairies.

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Témoignage

François ROULLAND

  • 145 ha de SAU
  • 0 ha de maïs
  • 117 ha de prairies dont 40 ha accessibles au pâturage
  • 28 ha de cultures autoconsommées
  • 4 UMO
  • 140 vaches laitières
  • 780 000 l de lait produits
  • 5 600 l /VL
  • Conversion à l’AB : de 2010 à 2012

 

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Caroline TOSTAIN

Conseillère en agriculture biologique

Tél : 02 33 06 46 72

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